Quatuor pour un seul signe : la Balance – Les frères Lumière

Auguste et Louis Lumière

Une vie fraternelle sous un même aptonyme prédestiné : Lumière.  Les deux plateaux d’une même balance oscillant harmonieusement dans le partage et la complicité vers un but commun scellé à l’adolescence en un lieu magique : La Goule aux fées.

Auguste  naît le 19 octobre 1862, Louis deux ans plus tard, le 5 octobre, tous deux sous un Soleil en Balance, position équinoxiale où l’astre dit  en « chute », diminue les revendications égotiques pour mieux s’orienter vers la réalisation avec l’autre, avec les autres, dans un esprit  de concorde.  Ils ont 14 et 12 ans lorsque leur père photographe à Lyon les emmène voir la mer et leur confie son matériel. Dans une grotte obscure et magique, la Goule aux fées, les deux frères vont réaliser leurs premières prises de vues maladroites, se jurer de travailler ensemble et de partager le fruit de leurs créations.

Leur père Antoine a plusieurs cordes à son arc, il cumule des talents de peintre, de photographe, d’architecte, de commerçant, il chante, entreprend et mène ses affaires tambour battant, se construit une réputation solide dans les portraits photographiques réalisés dans un studio au rez-de- chaussée d’un petit immeuble qu’il se fait construire rue de la Barre et qui devient la boutique la plus élégante de Lyon.

Il forme le regard de ses fils qui une fois achevée leur formation dans un institut privé exceptionnel : La Martinière, seconderont leur père dans ses activités et prendront la relève lorsque ce dernier aura des difficultés financières mais aussi lorsque ses capacités inventives et scientifiques trouveront leur limite.

Un enseignement similaire à La Martinière, en une formation alternative qui épanouit leur capacité créative et forme leur jugement, leur pensée, chance inouïe pour ces deux enfants dont le ciel de naissance et l’hérédité n’auraient pas suffi à révéler les dons sans cette stimulation éducative, sans le paysage relationnel d’Antoine, franc-maçon, qui invite à la table familiale et reçoit dans son studio quantités de personnalités lyonnaises influentes. Le secteur 3 attribué à l’enseignement reçu, se situe dans le signe du Taureau pour Auguste, et son maître Vénus est bien situé dans la Balance conjoint à Jupiter maître du Milieu du Ciel. On comprend ainsi l’importance de cet enseignement et de cet environnement qui épanouit l’affectivité,  la sociabilité, déploie une sensibilité large, humaine, soucieuse d’équité, soutient le sens de l’ordre et de la méthode, des associations judicieuses favorisant la réussite. Dans le ciel de naissance de Louis, le secteur 3 est en Vierge, avec Mercure maître du signe sur la pointe de ce lieu dédié à l’enseignement reçu, tandis que plus avant dans ce secteur, le Soleil est conjoint à Saturne en Balance, Saturne étant en affinité avec le signe. Voici mises en valeur par cet enseignement les aptitudes réalisatrices, organisatrices, analytiques, habiles et pratiques de ce Mercure en Vierge tandis que le Soleil maître de l’Ascendant Lion met en valeur la créativité en lui donnant une envergure scientifique, abstraite, profonde, servie par le temps, la patience, l’approfondissement.

Thème astral de Louis Lumière

                                                                                      

Thème astral d’Auguste Lumière

 

 

 

 

 

 

 

 

Parler d’innovation, d’originalité, d’inventivité, c’est faire référence à Uranus dont le cycle est de 84 ans et qui occupe chez Auguste et Louis le même signe, les Gémeaux, du fait de leur naissance à deux ans d’intervalle. Chez Auguste, Uranus occupe le fond du Ciel en Gémeaux. Il fait appel à son maître Mercure en Scorpion en secteur 8, donc à une inventivité soutenue par une avidité de l’esprit, par une puissance créative hors norme qui se renouvelle, progresse, transforme. La Lune en Vierge signe mercurien, procède de cette inventivité uranienne et la transmet méticuleusement  à Saturne sous forme d’illuminations soudaines puis structurées et réfléchies par la rigueur du travail. Chez Louis, Uranus à la fin des Gémeaux renvoie à un Mercure en Vierge qu’il bouscule par un carré pour le valoriser et se replie vers Mars en Gémeaux, maître du Milieu du Ciel. L’inventivité procède d’un esprit analytique et précis et soutient des capacités intenses d’effort de l’intelligence, de lucidité, d’efficacité et de réalisme dans ses applications.

A suivre

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Quatuor pour un seul signe : la Balance – Frédéric Nietzsche

Frédéric Nietzsche

Né sous un soleil dans le dernier décan de la Balance qui procède d’un secteur 9 dans le signe du Lion, par conséquent enclin à exprimer une pensée autonome, autoritaire, énoncée à la première personne du singulier, à la fois vénusienne c’est-à-dire tournée vers les arts – Nietzche est aussi compositeur et poète – et mercurienne c’est-à-dire critique, exigeante et s’attaquant aux questions de la morale. Pensée éminemment personnelle qui pourtant pose le « moi » comme une illusion, le Soleil chutant en Balance, à l’opposé de Pluton en Bélier maître de l’Ascendant Scorpion, pulvérise les illusions et les préjugés : « Je suis de la dynamite » écrira t-il.

Ce Soleil en Balance est au trigone de Neptune en Verseau, source d’inspiration, d’esthétique, de sensibilité aux échanges, à la diffusion d’une pensée progressiste, avant-gardiste pourtant marquée de désillusions, de mensonges, de rêve et de complications notamment dans la façon dont elle est perçue et comprise par ses contemporains.

Thème horoscopique de Nietzsche

L’ascendant Scorpion érige son maître Mars en secteur d’élévation dans le signe de la Vierge à la conjonction de Mercure en Balance, pensée d’altitude qui trouvera son lieu de prédilection et le souffle d’intuitions nouvelles et  exacerbées, à Sils Maria petit village suisse perché à 1800 m d’altitude où Nietzsche passera presque tous ses étés. Cette élévation de Mars en Vierge lui donne quelques temps le goût, la fascination même pour la discipline militaire parce qu’elle répond chez lui au besoin de se commander à lui-même. A quatorze ans, cycle d’opposition de Saturne, il entre au Collège royal de Pforta qui lui offre ce cadre rigoureux qui lui convient. Il écrit : « Déjà mon caractère se révélait. J’avais connu, quoique jeune, trop de deuils et d’afflictions ; je n’avais pas la gaieté ni l’exubérance qui sont habituelles aux enfants. Mes camarades avaient coutume de se moquer de mon sérieux….Je recherchais la solitude et ne me sentais jamais aussi bien que lorsque je pouvais m’entretenir avec moi-même sans être dérangé ».

L’ascendant Scorpion et la conjonction de Mercure à Mars, Pluton en opposition au Soleil c’est aussi une pensée qui se construit « contre » son temps, qui déconstruit les opinions communes. « Philosopher au marteau » est une métaphore martienne. La position de Mars dans le signe de la Vierge, renforce le réalisme et engage à demeurer fidèle à la terre, à démolir les idoles. Dans Crépuscule des idoles », Nietzsche règle ses comptes avec Socrate, Platon, Epicure, Descartes, Kant, Hegel, Darwin. L’axe majeur qui oppose du secteur 10 au secteur 4, Mercure à Uranus, Mars à Jupiter et du secteur 11 au secteur 5, Soleil Balance à Pluton Bélier, s’exprime dans cette affirmation de Nietzsche : « une qualité ne peut naître que de l’opposition » : père-mère, libre arbitre-fatum, histoire et devenir…  Nietzsche, sous le signe de la Balance cherche dans ces oppositions la dynamique de contraires. Dorian Astor souligne dans sa biographie consacrée au philosophe, « Autant qu’il est en son pouvoir, l’homme tient le milieu, il est comme un curseur vibrant sur une ligne d’intensités –Zarathoustra dira : funambule sur une corde, ou pont jeté entre la bête et le surhumain… ».

A suivre…

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Quatuor pour un seul signe : La Vierge

Louis II de Bavière

Portés par une longue et lointaine lignée qui échappe à notre connaissance sauf pour les descendants de rois, de princes ou de notables, nous sommes héritiers biologiquement et psychologiquement de certaines des particularités transmises par le jeu du hasard,  qui nous conditionnent et orientent nos actes, nos choix et par conséquent nos destins, nos idiosyncrasies tissant la trame de nos vies en interactions avec celles de notre entourage, de notre milieu natal, de nos contemporains, formant ainsi un tissu très complexe qui donnera matière à analyse, souvent à jugement de valeur à ceux qui ont en charge de faire le récit biographique, psychologique, psychanalytique, de ce labyrinthe  qu’est une vie humaine, de ce mystère qu’est une âme qui jamais, jamais ne peut être mise à nue.

Apparenté à la dynastie française incarnant la monarchie absolue à partir de Henry IV, Louis II de Bavière se trouve très tôt conscient d’une ascendance qui pèsera lourdement sur l’idée qu’il se fera de lui-même. Sa gouvernante française lui fait prononcer cette célèbre formule attribuée peut être à tort à Louis XIV : « L’état c’est moi » car ce dernier, jamais identifié à l’état, fût un roi besogneux, volontaire, s’efforçant d’acquérir la stature de « roi soleil », composant avec un entourage oppressant : sa mère, Mazarin et la noblesse, tout comme Napoléon ne se prit pas pour Napoléon mais s’échina sa vie durant à constituer son personnage. Louis II lui, s’est pris pour Louis II et a échafaudé autour de sa personne un univers fantasmatique fermé à une réelle rencontre avec l’autre.

Hérédité psychique néptunienne avec le nadir dans le signe des Poissons dont le maître côtoie Mars gouverneur de l’orient en Scorpion mais aussi Saturne, dans le signe du Verseau et fait un carré à l’Ascendant, voici les tendances innées cherchant un faisceau de communication, d’affirmation du moi à la manière Verseau par une surévaluation de l’idéal, de l’imaginaire, bloquées par le frein Saturnien et diluée dans le nébuleux Neptune, d’une part réprimant  le désir au nom de principes rigides, d’autre part rendant son expression confuse, étrange, instable. Les Wittelsbach, une des plus anciennes familles d’Europe, portent le gène de la folie nous dit l’historien Jacques Bainville, une folie qui s’exprime par une mélancolie maladive et exacerbe le goût de l’esthétisme en relation avec Neptune. Saturne fera de Louis II un bâtisseur comme son grand-père surnommé le « Périclès bavarois ».

Les châteaux de Louis II « étaient une tentative toujours renouvelée, jamais satisfaisante pour constituer une enveloppe architectural à sa condition de roi, et au-delà, à l’image de son Moi, qui se délabrait jusque dans son enveloppe corporelle, envahie par l’obésité ». (La folie de Louis II de Bavière – extrait du « Désir et la loi » – Denoël, 1987).

 

Les premières années d’une vie, sous le signe de la Lune et de ses aspects, sont toujours déterminantes. La nourrice de Louis est emportée par la typhoïde imposant à l’enfant de 8 mois un sevrage brutal. La Lune en Gémeaux à l’occident  renvoie au secteur 3 occupé par Saturne, astre des renoncements, met en jeu une problématique de l’échange émotionnel dans son expression la plus intime, plus tard avec les femmes. Elle signe l’incompréhension de la part de la mère et du père également. Le secteur trois est celui de l’enseignement reçu, c’est une éducation à la dure, le père souhaitant que son fils assimile en 5 ans le programme que les enfants bavarois apprennent en 8 ans. En charge de son éducation, le comte de la Rosée lui inculque un style de vie viril. Son paysage relationnel se limite à un frère plus jeune, Othon, sur lequel Louis défoule son agressivité martienne. Le cycle du carré de Saturne en Taureau, à 7 ans, accentue l’inconfort quotidien psychique et physique, nourriture frugale, sommeil insuffisant, tout cela afin d’endurcir le prince à son rôle de roi. Louis II passe son enfance et son adolescence à Hohenschwangau, le haut pays du cygne, oiseau immaculé, fabuleux, présent partout dans le décor néo-gothique et à l’extérieur, glissant silencieusement sur le Schwansee, le lac des cygnes, quelques mètres en dessous de la demeure familiale, « Le mythe du cygne poursuit Louis du berceau à la tombe ». (M. Desmond Chapman Huston).

Passionné par les vieilles légendes germaniques, l’adolescent découvre l’existence de Richard Wagner et apprend que « Lohengrin », le chevalier au cygne est représenté sur scène. Il lit d’abord les écrits théoriques du musicien puis assiste en février 1861 à la représentation de cet opéra à Munich. C’est un choc : « Louis a trouvé son idole et son maître spirituel ». (Jean des Cars »). Saturne est en élévation et passe sur le Soleil puis au Zénith du thème natal en Vierge.  La rencontre de ces deux personnalités fait écho dans leur ciel de naissance, l’Ascendant et le Soleil de Wagner en Gémeaux sont conjoints à la Lune de Louis, le Milieu du Ciel, la Lune, Mars du musicien occupant le secteur 3 de Louis, faisant vibrer des accords qui plus tard laisseront place à des désaccords mais sans jamais détruire ce lien passionné dont témoigne leur échange épistolaire, enfin Jupiter en Taureau signe de la finance étend son envergure généreuse, prodigue, sur Vénus et Mercure du musicien insatiable qui recevra de la part de Louis II, en l’espace d’une vingtaine d’années 562892,01 marks or.

A suivre…

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ASTROLOGUE….Hier, aujourd’hui, demain.

Je suis née au paléolithique il y a 100 000 ans. Ce matin ma tribu enterre ma jeune sœur et son enfant, côte à côte sur un lit de fleurs avec quelques objets familiers pour les accompagner vers l’au-delà. Je pleure silencieusement ces êtres chers. Cette mort accidentelle est-elle une fin ? Serrées les uns contre les autres, les hommes et les femmes de mon clan s’unissent en un rituel de funérailles qui apaise nos angoisses et nous situe dans un temps éternel.

Plus tard…. Au cœur de la vallée de la Vézère, une grotte obscure abrite le bestiaire fabuleux que ma tribu a minutieusement dessiné sur les parois. C’est le solstice d’été, les rayons du soleil pénètrent à l’instant dans cet antre obscur et font flamboyer les peintures ocre, cernées de noir.  J’ai longtemps observé le ciel immense, j’y ai repéré quelques étoiles plus brillantes que les autres, je les ai cueillies dans ma mémoire et déposées en constellations sur les murs de notre grotte, les associant à ces bêtes puissantes et familières que mon peuple chasseur craint et vénère à la fois.

Mon royaume est à  Sumer. Je suis à la fois prêtre et savant, le gnomon et la clepsydre n’ont plus de secrets pour moi. Je m’en sers pour mesurer les durées, l’heure et les saisons. Je sais aussi utiliser mon corps, pouce, pied ou coude pour des mesures architecturales. J’ai révélé à mon peuple la trajectoire du soleil tout au long de l’année et la division du cercle en douze constellations de 30 degrés.  Ces connaissances me permettent de structurer le temps, de prévoir les pluies et les crues du Nil, d’organiser semailles et moissons en accord avec la position des planètes, surtout la Lune, divinisée dans le dieu Sin mais aussi le Soleil qui  me donne les 4 directions de l’espace.  Je sais aussi ériger un thème de nativité afin de conseiller mon souverain et protéger mon état.

Elève du babylonien Bérose, je l’ai suivi sur l’ile de Cos où j’excelle désormais dans l’interprétation des horoscopes. Il m’a transmis la connaissance des révolutions synodiques des planètes, inclues dans la grande année de 432000 ans.

C’est dans l’ombre du vieil Eratosthène que je progresse désormais dans mes connaissances mathématiques à la bibliothèque d’Alexandrie dont il est le directeur, j’ai même participé à l’élaboration de son catalogue astronomique de 675 étoiles.  Mon maître est en passe de trouver les mesures de la circonférence de la terre dont la sphéricité est admise depuis longtemps déjà, le cercle étant la forme parfaite pour les pythagoriciens.

A Rhodes, j’ai eu l’immense privilège de rencontrer Hipparque. A ses côtés, j’ai progressé dans ma connaissance de la trigonométrie. Ses observations astronomiques, riches de toutes les connaissances accumulées par les astronomes chaldéens de Babylone, lui ont  permis de découvrir le phénomène de la précession des équinoxes. Il m’a expliqué le lent déplacement sur le zodiaque, du point vernal où se situe le soleil le jour de l’équinoxe de printemps dan l’hémisphère Nord, il m’a également initié à sa méthode pour prédire les éclipses du soleil et de la lune.

Astronomie et astrologie avancent de concert, le grand Ptolémée recueille dans son Almageste et son Tetrabiblos la quintessence du savoir antique. Le cosmos ordonne la réalité humaine dans l’espace temps. Du mythe au logos, loi morale et ciel étoilé sont toujours indissociables. Ma fascination pour les découvertes de ce savant mathématicien n’a d’égale que ma reconnaissance pour son génie. Il a  cartographié un monde qui s’étend désormais jusqu’à la Chine et dévoilé la Terra incognita d’un hémisphère sud, il a surtout  débarrassé l’Astrologie de ses aspects magiques si bien que ma pratique peut dès lors s’appuyer sur des bases solides et sur un zodiaque amarré au point vernal de l’équinoxe du printemps, l’énergie du Soleil se différenciant à travers le cycle annuel autour d’un zodiaque des saisons inscrit dans les rythmes profonds de l’univers.

J’ai fui une société  contrôlée  par l’église et désormais hostile à ma pratique pour retrouver dans l’Espagne musulmane la richesse d’un patrimoine tombé dans l’oubli de ce moment obscur de l’histoire médiévale. A la « maison de la science » fondée à Bagdad par le calife Al Mamoun, j’approfondis mes connaissances auprès de l’astronome-astrologue qui la dirige, j’ai accès à l’observatoire de Bagdad où j’observe le mouvement des planètes et repère les étoiles figurant dans le catalogue d’Hipparque. La physique d’Aristote et l’astronomie de Ptolémée épousent harmonieusement la théologie islamique.

Dans la magnifique salle des colonnes de la Mezquita de Cordoue, Averroès a rejoint quelques élèves pour leur commenter l’œuvre d’Aristote. J’ai pour ma part retrouvé un groupe de savants disséminés mais en relation étroite dans l’Espagne reconquise, traducteurs avides et soucieux de transmettre en latin les écrits arabes. Nous gravitons tous autour de la figure prestigieuse de Jean de Séville. Venus de toute l’Europe, Français, Italiens, Juifs, Flamands, se retrouvent à Tolède pour une  gigantesque entreprise de transmission  des valeurs culturelles du monde arabe. La Reconquista  met à notre disposition des trésors de connaissance qu’on croyait disparus. Alphonse X de Castille protège l’astronomie et l’astrologie tout en édictant des mesures pour que cette dernière ne tombe pas aux mains des charlatans. Sur mon chemin j’ai croisé Raymond Lulle qui m’a enseigné les principes de sa médecine astrologique.

Voici venues la révolution du livre et celle de l’image. Le monde du savoir me devient amplement accessible et je peux y étancher ma soif. Inspirées par  Marsile Ficin, ma passion pour l’antiquité et ma fidélité au Christ tentent de se réconcilier dans l’esprit humaniste de mon époque, la Renaissance. Dans la lutte qui oppose aristotéliciens et platoniciens, mon astrologie est mise à mal. Il est aussi une autre révolution qui vient ébranler mes convictions : Nicolas de Cues affirme que la terre n’est pas au centre du monde et n’est pas immobile. Ressurgit  l’idée d’une  pluralité  de  mondes. Un peu après, Copernic reprend  les données de Ptolémée et d’Hipparque. Pas plus que celles de Nicolas de Cues, ses recherches ne s’appuient sur l’observation. Je pars alors pour Prague, soucieux de trouver davantage de science et d’exactitude auprès de l’astrologue  danois Tycho Brahé, le découvreur d’étoiles. La position des astres est primordiale pour les grandes navigations maritimes, ainsi la connaissance du ciel a t-elle des répercussions sur la représentation de la terre. Ma rencontre avec Kepler, élève et héritier de Tycho Brahé, me permet d’en savoir davantage sur le mouvement de la planète Mars. Les intuitions créatrices de son imagination déchiffrent les arcanes célestes et en révèlent les relations mathématiques. J’accompagne ses efforts pour détacher l’astrologie de ses fondements physiques afin de consolider sa valeur essentielle, celle de l’interprétation de configurations visibles.

A Padoue, Galilée donne des cours d’astronomie toujours en accord avec le système géocentrique. Il est pourtant convaincu que Copernic avait raison et il veut le prouver. J’assiste en 1604 à ses observations d’une super nova apparaissant puis disparaissant au cœur de la constellation d’ophiucius. Au sommet du campanile de la place Saint Marc à Venise, je fais partie des privilégiés qui sont invités à essayer la lunette que le savant  a inventée pour observer de plus près  le paysage  alentour mais surtout la Lune qui n’est pas aussi lisse et parfaite que le prétendait Aristote. Pourtant en 1633, l’hypothèse de l’héliocentrisme condamne Galilée à demeurer cloitré dans sa maison près de Florence. L’astronomie moderne est née, ébranlant les certitudes d’une Eglise accrochée au dogme du géocentrisme. En 1633, le procès exemplaire de Galilée me prouve hélas que les vérités spirituelles gravées dans les textes sacrés et la vérité scientifique établie par les savants ne peuvent cohabiter et ne parviennent pas à se séparer non plus.

Cela fait à peine trente ans que Kepler est mort et ma fonction d’enseignant en astrologie m’a été brutalement retirée. On compte sur les doigts de la main les universités qui acceptent encore cette pratique.

A suivre….

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Quatuor pour un seul signe : la Vierge

Mère Térésa

Qu’est-ce que la sainteté ?

Attribut exclusif de Dieu dans l’ancien testament mais accessible aux hommes par la grâce du Christ, Dieu fait homme, en croyant en son amour, en suivant son exemple, en agissant comme il le fit, par conséquent réservée au plus grand nombre.

Et pourtant elle vécut 50 ans comme « séparée de Celui qui était censé être tout pour elle ».

Elle naît sous le signe de la Vierge avec un Ascendant Sagittaire dont le maître, Jupiter culmine au Zénith de ce  ciel de naissance dans le signe de la Balance. L’humble Vierge vêtue d’un sari indien, pauvre au plus près des plus pauvres, servante infatigable du Christ, tend son arc vers des hauteurs spirituelles toujours plus lointaines, plus inaccessibles, assoiffée  de justice et victime consentante de sacrifices successifs au nom d’un amour solaire, ambitieux porté par Vénus en Lion dans la maison 8, lieu obscur de crises profondes et de destructions successives, érodant sans trêve la puissance de de l’ego jusqu’à le faire disparaître pour que ne subsiste que ce « petit rien » qu’elle voulait être.

Le secteur 4 est en Bélier et son maître Mars en secteur 9 en Vierge.  La vocation religieuse de la jeune Anjezë prend sa source dans le milieu familial. Ses parents albanais pratiquent avec ferveur la religion catholique, s’engageant sans faiblir au secours des pauvres. Elle écoute sa mère: « quand vous faites le bien, faites le comme une pierre que vous jetez à la mer ». La Lune vient à la conjonction du Soleil puis de Mars pour ses 8 et 9 ans, la mort de son père accroît alors l’intensité du désir de tendre vers un au-delà, aspiration nourrie par les prières et la foi maternelle. A 12 ans lorsque Jupiter en élévation dans son ciel de naissance revient à sa culmination, elle pense déjà à se consacrer à Dieu. Le chemin sera long et douloureux, arc-bouté entre les deux maîtres de la maison 1, Jupiter en pleine lumière posant sa justice divine sur le fléau de la Balance et le sombre Saturne caché sous l’horizon dans le signe obstiné, besogneux et silencieux du Taureau.

Comment comprendre « A quel point elle a vécu comme séparée de Celui qui était censé être tout pour elle et cela pendant 50 ans » (préface du livre «Viens sois ma lumière » écrits intimes de la « sainte de Calcutta »), faut-il rapprocher ce déchirement intérieur de l’opposition d’Uranus au Capricorne à Neptune en Cancer, chacun renvoyant par maîtrise à la conjonction Lune Saturne en Taureau ? D’un côté la force séparative, explosive, la déchirure de l’unité portées par Uranus, de l’autre la force fusionnelle, mystique de Neptune.

A l’origine de cette opposition une conjonction des 2 astres en 1822 à 3 degrés du Capricorne, intéressante correspondance avec ce début du 19ème qui vit le réveil de l’activité missionnaire, mise à mal par la Révolution, grâce à la création de l’œuvre de la Propagation de la Foi menée par Pauline Jaricot née le 22 juillet 1799 à Lyon.  Sommes nous portés par le souffle d’une époque et pour certains d’entre nous, à titre personnel et exceptionnel, porteurs de ce qu’elle laisse d’inachevé afin de le conduire plus loin, plus tard, en accord avec le mouvement cyclique des planètes ? De Pauline Jaricot  à Mère Térésa, se tisse à travers le temps le lien de la Foi et de l’abnégation dans l’engagement caritatif. Pauline consacre sa vie au Seigneur à l’âge de 17 ans, Anjezë entre dans la congrégation des sœurs de Lorette et quitte sa terre natale en 1928, elle a 18 ans, Mercure vient de changer son mouvement et se replie dans le signe de la Vierge occupé par la maison 9  où il ne reprendra sa course directe qu’à l’âge de 40 ans. Mercure qui conduit toute la chaîne des planètes du ciel natal, va l’inciter à explorer durant tout ce cycle, la profondeur de sa foi au service de son prochain, de manière efficace, sur le terrain, mais aussi de manière plus souterraine et plus douloureuse dans l’intimité de son âme assoiffée. Elle dira : « Très souvent je me sens comme un petit crayon entre les mains de Dieu. C’est lui qui écrit…. »

A suivre….

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Quatuor pour un seul signe : La Vierge

Goethe

Goethe voit le jour à Francfort sur le Main, par une pleine lune de la fin du mois d’août 1749, à midi, le Soleil culminant dans ce ciel de naissance à 5 degrés du signe de la Vierge dans un décan mercurien, le destinant à s’élever en pleine lumière, à répandre dans sa vie créative l’éclat et l’ambition d’un secteur 9 déployé dans le signe du Lion, à porter au plus haut ses ambitions intellectuelles par un labeur constant, avec précision, habileté, réalisme.

Au fond du ciel, la Lune dans le signe des Poissons en résonance avec Neptune son maître dans le signe du Cancer, absorbe et transforme l’océanique réservoir imaginatif, la richesse et la fécondité de l’inconscient et l’ancre dans la relation à la Femme, aux femmes aimées comme autant de projections de l’Anima, images de l’âme de Goethe.  C’est dans cet athanor sensible et idéaliste où s’incarne le féminin que Goethe puisera la matière de ses œuvres. Anna Griève écrit très justement dans son texte : Le processus d’individuation chez Goethe : « Toutes ces figures féminines centrales se ressemblent : elles ont toutes, de la façon la plus indéniable, une douceur mariale, qui apparaît comme l’intégration chez Goethe de l’héritage chrétien ». Charlotte de Werther, Iphigénie, Nathalie dans Les années d’apprentissage de Wilhelm Meister, Makarie dans Les Années de voyage de Wilhelm Meister, Odile dans Les affinités électives, la Vierge Marie enfin, dans le second Faust, sont autant de figures féminines qui  de la Vierge et de la Lune noire  trônant au Zénith, éclairé par le Soleil,  à la Lune au Nadir dans le signe des Poissons, portent en tension féconde et au travers d’une œuvre littéraire colossale, le processus de transformation psychique de Goethe.

Vénus en secteur 10 et maître des secteurs 7 et 11, rehausse l’expérience affective et le désir amoureux en le multipliant, elle signe le goût des arts, de la beauté et de sa possession, accompagnée par l’intelligence brillante de Mercure en Lion, au sextile de Neptune en secteur 9, elle est source d’inspiration et de poésie, d’élévation de l’âme et de sublimation. Vénus qui préside aux unions est en opposition à Jupiter signant le long refus de Goethe  à légaliser son couple avec la dévouée et apaisante Christiane Vulpuis dont il aura un fils. Par maîtrise sur le secteur 11, Vénus tend à associer amour et amitié, Joël Schmidt dans la biographie qu’il consacre à Goethe nous dit : « C’est une constante amoureuse de Goethe de transformer ses amours déçues ou inabouties en amitiés ».

Vénus en secteur 10 sous la maîtrise de Mercure signe une vocation hésitant entre la peinture et la littérature. Goethe renoncera à la première mais sa poésie sera ancrée dans le regard et trouvera une expression scientifique dans son traité des couleurs. Goethe est en effet passionné par les sciences, l’optique, la géologie, la botanique mais aussi les langues et les sciences occultes, l’alchimie, l’astrologie. L’attirance pour le mystérieux attaché à Neptune en secteur 9 et à la Lune en Poissons sera constante tout au long de sa vie.  Enfant il trouve dans la riche bibliothèque de son père, homme des Lumières, matière à étancher sa soif de savoir et à construire une œuvre personnelle.  Saturne à l’Ascendant fait référence à une éducation sévère, austère, au poids des connaissances que lui impose un père exigeant mais conscient des potentialités de son fils. 

A suivre…

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Mes aquarelles Zodiaque

Bélier

Taureau

Gémeaux

Cancer

Lion

Vierge

 

 

 

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Quatuor pour un seul signe : Le Lion . Carl Gustav Jung

C G JUNG

Comment parler de la vie de C G Jung qui affirme dans son autobiographie : «… ma vie a été pauvre en événements extérieurs….Je ne puis me comprendre que par les aventures intérieures ». ?

Si les événements de nos vies sont d’un point de vue astrologique l’avènement de transformations psychiques profondes et invisibles dont les planètes dans leur mouvement perpétuel et cyclique signent les temps forts, alors cette lecture à partir du ciel de naissance de C G Jung devrait nous permettre de poser des repères sur cette existence vécue à partir de l’inconscient et de sa réalisation.

Les lignes de force du thème de naissance de C G Jung s’articulent autour d’un Soleil en Lion à la conjonction d’Uranus à l’occident, signature volcanique qui révèle un moi fort, autoritaire, rayonnant, orgueilleux, à l’évolution inattendue, souvent en contradiction avec les autres, soucieux d’indépendance et d’affirmation et prêt à briser plutôt qu’à contourner les obstacles. L’Ascendant est dans le Verseau dont la double signature Saturnienne et Uranienne met ici en évidence la dialectique du signe d’autant que Saturne est présent en secteur 1. Jung a fait état d’une personnalité numéro 1 et d’une personnalité numéro 2 qui cohabitaient en lui : « Au fond je savais toujours que j’étais « deux ». L’un était le fils de ses parents ; celui là allait au collège, était moins intelligent, moins attentif, moins appliqué, moins convenable et moins propre que beaucoup d’autres ; l’autre, au contraire était un adulte, il était vieux sceptique, méfiant et loin du monde des humains… » Saturne en Verseau met l’accent sur la sagesse dans le sens  sapiential  et en tant que maître du secteur 12, sur le long et douloureux travail de transformation personnelle qui fût l’œuvre de sa vie, Uranus, sur l’aspect aventureux du signe, son inventivité, son désir de liberté.

La conjonction exacte du Soleil à Uranus ayant lieu entre 12 et 13 ans en même temps que l’Ascendant progressait sur Saturne et que Jupiter accomplissait sa première boucle, c’est à cet âge sans doute que la personnalité s’affirme dans ce balancement et dans une prise de conscience de sa singularité mais aussi du poids d’une réflexion difficile et déterminante en relation avec l’entourage et les contraintes qu’il impose. Saturne par sa maîtrise sur le secteur 12  habite cette confidence: « toute ma jeunesse peut être envisagée sous le signe du secret. Cela me plongeait dans une solitude presque insupportable… ».

Le jeune homme Jung se sent néanmoins proche de sa mère. La Lune trouve son exaltation en Taureau, dans le secteur 3, favorisant l’échange avec celle dont il dit : « (…) il émanait d’elle une très grande chaleur animale, une ambiance délicieusement confortable, elle était très corpulente. Elle savait écouter tout le monde : elle aimait  bavarder et c’était comme un gazouillement joyeux (…..). Chez sa mère, Jung note également une dualité, un aspect diurne et nocturne, ce dernier aspect inquiétant parfois, en contact avec des forces occultes mais souvent étonnamment pertinent et intuitif. Chez Jung la Lune voisine avec Neptune et Pluton en Taureau, elle est sous la maîtrise de Vénus en Cancer qui précède Mercure dans ce même signe, les valeurs inconscientes sont puissantes et fécondes, elles aimantent la sensibilité et abreuvent les forces d’expression et de communication, elles puisent dans les couches profondes, chtonienne, les maîtrisant par l’effort, par la culture, les transforment, les alchimisent pour construire une œuvre colossale destinée à révolutionner la connaissance de l’âme humaine.

A SUIVRE

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Quatuor pour un seul signe La Balance : Alberto Giacometti

 

Alberto Giacometti est né dans une région montagneuse du sud-est de la Suisse, paysage dans l’ombre du début novembre à la mi-février et dont son frère Diego disait  :« c’est une sorte de purgatoire ».

Il naît le 10 octobre 1901 au moment de la lente remontée du monde nocturne, avec un Soleil à 15° du signe de la Balance, saison où la nature commence à se dépouiller, à épurer ses formes et nous invite à l’intériorisation et à la vie spirituelle. Saturne qu’on dit « exalté » dans ce signe, porte au détachement, au renoncement à l’introversion, il est dans son domicile ici, le Capricorne.

Alberto Giacometti

La Lune dans le thème de Giacometti est à 17° du signe de la Vierge, la force instinctive cède le pas à l’intellect, au perfectionnement des aptitudes, à leur analyse, à l’inquiétude latente.

Trois planètes en Scorpion : Mercure Vénus et Mars, ces deux dernières fusionnelles et dans une maison psychique, la 4, Fond du Ciel, tombeau du soleil à minuit, dimension la plus profonde, la plus intérieure de la réalité, de ce qui est caché, secret mais qui fait abri. Vénus et Mars maître du point et de la maison opposés, le Milieu du Ciel, nourrissent passionnément au tréfonds de l’artiste un cheminement qui ne cherche pas l’apothéose. Cette occupation du 8ème signe confirme le sentiment récurrent de crise dont le rôle est fondamental et matriciel (maison 4).

Mercure maître de la maison 3, est en Scorpion.  Conjoint au nœud Nord, il condense et fixe la force et la fécondité  de la pensée et de l’expression d’un être qui  dit « je donnerai toute mon œuvre pour une seule conversation » et dont la capacité d’analyse (Lune Vierge, Mercure Scorpion) a profondément influencé la pensée de Sartre et habillé celle d’un Picasso (Scorpion) jaloux et emprunteur. Giacometti aimait écrire. « Hier sables mouvants » relate les événements et les fantasmes de son enfance, « Le rêve, le Sphinx et la mort » est illustré par ses œuvres.

Uranus dans le signe du Sagittaire en maison 5 (la création), trigone à l’Ascendant Lion, transmute les énergies torturées du Scorpion vers une exigence culturelle, audacieuse, révolutionnaire. Il dit …. « Ça ne revient jamais en arrière, plus jamais je ne ferai ce que j’ai fait hier soir. C’est la longue marche. Alors tout devient une sorte de délire exaltant pour moi. Exactement comme l’aventure la plus extraordinaire : je partirais sur un bateau dans des pays jamais vus et rencontrerais des îles et des habitants de plus en plus inattendus, que cela me ferai exactement cet effet là. »

Jupiter et Saturne sont conjoints en Capricorne en maison 5, le deuxième maîtrisant le premier, donnant la suprématie à la lenteur, à l’ascétisme, au labeur.

James Lord dans la biographie talentueuse qu’il a écrite sur l’artiste nous dit : « Il refusait de se laisser compromettre par cette chose dérisoire, la propriété, la possession, et se croyait tenu de vivre selon une règle ascétique si exigeante qu’elle s’apparentait à la sainteté » et Giacometti lui-même :« je veux vivre de telle manière que si demain j’étais dans le dénuement cela ne changerait rien pour moi ».  La Lune dans le sixième signe, en 2, maison de la possession, est maître de la 12 (la restriction, le sacrifice), et en trigonocracie avec les planètes et la 6 en Capricorne. Cette position de la Lune en 2 c’est aussi l’aide financière qu’il a reçue de sa mère (la Lune) des années durant.

Le maître de l’Ascendant Lion est en maison 3, (les moyens d’expression, de communication), en Balance signe vénusien. La voluptueuse Vénus étant conjointe au pugnace Mars dans le Scorpion avide et combatif, écoutons-le : « je dessinais pour communiquer et pour dominer… Mon crayon c’était mon arme » ou bien : « je donnerai toute mon œuvre pour une seule conversation », rayonnement du Soleil maître de l’Ascendant en maison 3 dans la Balance signe de dialogue…….

A suivre..

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YVES SAINT-LAURENT

Né le premier jour d’août 1936 sous le soleil d’Alger, il est Lion par le Soleil, Vénus et Mercure occupant ce signe ; Ambitieux, conscient de sa valeur, soucieux de préserver sa puissance intérieure et la singularité de son être tendu vers la perfection, passionnément absorbé par son sacerdoce créatif, épris de beauté dont Yves Saint Laurent dit « Quand on a vu la beauté, quand on a connu la beauté, on peut disparaître…Moi je l’ai atteint très vite.. 

Vénus conjointe au Soleil révèle une esthétique flamboyante au service de la Femme idéalisée dont le couturier enveloppe et sublime le corps pour le rendre encore plus inaccessible qu’il n’est désirable. Cette femme c’est d’abord sa mère, Lucienne, au prénom de lumière dont il n’oubliera jamais la silhouette élégante virevoltant dans une robe de crêpe noir. Sa beauté l’émerveille. Adolescent, il l’accompagne chez Promé Couture où s’habillent les coquettes oranaises, à l’Opéra, à la première de l’école des femmes de Molière. Une vocation se construit, Yves met en scène, crée des costumes, invente des fêtes. A 12 ans à peine, il dévore les comptes rendus de « Vogue » et dit un peu plus tard à ses sœurs : « Un jour j’aurai mon nom en lettres de feu sur les champs Elysées ».

L’Ascendant est en Verseau, YSL en exprime les valeurs uraniennes . Il dit aimer « l’excentrique, le drôle, l’inattendu », il explose d’idées et avoue « je suis assailli par elles », Uranus en Taureau qui occupe le secteur 3 communique à Vénus en Lion sa puissance de travail au service du moi, de son rayonnement, de son audace.

L’enfant roi, protégé  des soubresauts du monde, épargné par les privations de la guerre, quitte le royaume enchanté de sa chambre , tout d’abord au moment de la mort de son grand père, la Lune en Capricorne progresse et bute sur l’écueil de Saturne en Poissons, ensuite à l’âge de 7 ans, au carré de Saturne à sa position natale, il est arraché à sa mère pour entrer dans une école religieuse puis au collège du sacré cœur jusqu’à ses 16 ans. Il expérimente alors ce que la planète Saturne symbolise dans son ciel natal, un repliement psychique douloureux qui s’accentuera à la faveur d’événements ressentis comme obstacles insurmontables. Il avoue « A partir de mes études secondaires, j’ai dû mener une double vie. D’un côté la gaieté de la maison familiale, le monde que je m’étais créé avec mes dessins, mes costumes, mon théâtre. De l’autre, le calvaire de l’école catholique où j’étais un exclu ».

A suivre…..

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