Quatuor pour un seul signe : La Vierge

Goethe

Goethe voit le jour à Francfort sur le Main, par une pleine lune de la fin du mois d’août 1749, à midi, le Soleil culminant dans ce ciel de naissance à 5 degrés du signe de la Vierge dans un décan mercurien, le destinant à s’élever en pleine lumière, à répandre dans sa vie créative l’éclat et l’ambition d’un secteur 9 déployé dans le signe du Lion, à porter au plus haut ses ambitions intellectuelles par un labeur constant, avec précision, habileté, réalisme.

Au fond du ciel, la Lune dans le signe des Poissons en résonance avec Neptune son maître dans le signe du Cancer, absorbe et transforme l’océanique réservoir imaginatif, la richesse et la fécondité de l’inconscient et l’ancre dans la relation à la Femme, aux femmes aimées comme autant de projections de l’Anima, images de l’âme de Goethe.  C’est dans cet athanor sensible et idéaliste où s’incarne le féminin que Goethe puisera la matière de ses œuvres. Anna Griève écrit très justement dans son texte : Le processus d’individuation chez Goethe : « Toutes ces figures féminines centrales se ressemblent : elles ont toutes, de la façon la plus indéniable, une douceur mariale, qui apparaît comme l’intégration chez Goethe de l’héritage chrétien ». Charlotte de Werther, Iphigénie, Nathalie dans Les années d’apprentissage de Wilhelm Meister, Makarie dans Les Années de voyage de Wilhelm Meister, Odile dans Les affinités électives, la Vierge Marie enfin, dans le second Faust, sont autant de figures féminines qui  de la Vierge et de la Lune noire  trônant au Zénith, éclairé par le Soleil,  à la Lune au Nadir dans le signe des Poissons, portent en tension féconde et au travers d’une œuvre littéraire colossale, le processus de transformation psychique de Goethe.

Vénus en secteur 10 et maître des secteurs 7 et 11, rehausse l’expérience affective et le désir amoureux en le multipliant, elle signe le goût des arts, de la beauté et de sa possession, accompagnée par l’intelligence brillante de Mercure en Lion, au sextile de Neptune en secteur 9, elle est source d’inspiration et de poésie, d’élévation de l’âme et de sublimation. Vénus qui préside aux unions est en opposition à Jupiter signant le long refus de Goethe  à légaliser son couple avec la dévouée et apaisante Christiane Vulpuis dont il aura un fils. Par maîtrise sur le secteur 11, Vénus tend à associer amour et amitié, Joël Schmidt dans la biographie qu’il consacre à Goethe nous dit : « C’est une constante amoureuse de Goethe de transformer ses amours déçues ou inabouties en amitiés ».

Vénus en secteur 10 sous la maîtrise de Mercure signe une vocation hésitant entre la peinture et la littérature. Goethe renoncera à la première mais sa poésie sera ancrée dans le regard et trouvera une expression scientifique dans son traité des couleurs. Goethe est en effet passionné par les sciences, l’optique, la géologie, la botanique mais aussi les langues et les sciences occultes, l’alchimie, l’astrologie. L’attirance pour le mystérieux attaché à Neptune en secteur 9 et à la Lune en Poissons sera constante tout au long de sa vie.  Enfant il trouve dans la riche bibliothèque de son père, homme des Lumières, matière à étancher sa soif de savoir et à construire une œuvre personnelle.  Saturne à l’Ascendant fait référence à une éducation sévère, austère, au poids des connaissances que lui impose un père exigeant mais conscient des potentialités de son fils. 

A suivre…

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